Alexis Hayère - France

« Masking tape »

2017

Acrylique sur bois, 32 x 120x 4,5 cm

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Mon travail se développe autour du concept que toute forme construite de manière naturelle ou artificielle est architecture. Ces formes construites sont soumises à des forces terrestres, visibles ou non, et toutes sont régies par les mêmes lois. Ainsi toutes ces architectures ont le potentiel d’être mises au défi et révélées. Mes créations s’attachent à révéler ces contraintes de l’œuvre sur elle même, de l’œuvre sur l’espace et de l’espace sur l’architecture qui l’abrite. Ces travaux, de par leur composition, révèlent des forces de construction qui leur sont propres et dans le même temps, soulignent celles de l’espace où ils sont implantés. Ils se positionnent comme garant d’un tout. Ils ne sont plus uniquement œuvre sur un mur, mais aussi mur derrière une œuvre. L’espace dans lequel le travail est installé devient lui même partie intégrante et indissociable de l’œuvre.

Avec mes peintures noires et blanches, je m’empare du shapped canvas pour souligner la forme sculpturale du châssis. L’union du contenu/contenant détermine la composition de chacune de mes peintures. Les limites entre shaped canvas et sculptures sont au centre de ma pratique. Mes créations «entre»: entre peinture et sculpture, sculpture et architecture, architecture et peinture, puisent leurs origines dans l’étude des avant-gardes Russes, des œuvres de Sol Lewitt, de Frank Stella ou de François Morellet. Le choix de travailler en noir est blanc me permet de me concentrer sur la composition plus que sur le message chromatique. Ce parti pris binaire se retrouve également dans mes sculptures, où les matériaux restent bruts apportant leurs teintes originelles. La binarité se fait aussi au travers des matériaux eux-mêmes : le minéral et le végétal, avec l’acier, le bois, la toile et le pigment.

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